Les sardines millésimées
Un produit de garde
Véritables bijoux de la mer, les sardines millésimées Pointe de Penmarc’h se dévoilent dans des boîtes illustrées qui célèbrent le talent des artistes bretons.
L’année du millésime indiquée sur la boîte est l’année de pêche du poisson et de l’emboîtage.
Seule l’espèce Sardina pilchardus Walbum est utilisée. Les sardines millésimées Pointe de Penmarc’h sont pêchées à Douarnenez, en respectant le meilleur moment de la saison de pêche, généralement entre juillet et septembre, lorsque les sardines sont bien grasses et savoureuses.
Issues d’une pêche respectueuse de la ressource, elles sont aussitôt débarquées au petit matin et arrivent à la conserverie peu de temps après. Elles sont travaillées dans la journée.
Elles sont fabriquées « à l’ancienne », c’est-à-dire que les étapes de préparation du poisson sont faites à la main (étêtage, étripage, mise en boîte). Il y a une étape de friture du poisson qui permet d’obtenir la texture si particulière d’une bonne sardine.
Avant d’arriver dans nos assiettes, les boîtes millésimées sont conservées plusieurs mois dans les ateliers de Douarnenez, pour les laisser confire dans l’huile d’olive vierge extra de grande qualité, rigoureusement sélectionnée pour sa qualité, son goût et ses arômes par les experts de la conserverie. Leur chair, devenant de plus en plus moelleuse, développe des arômes et des saveurs exceptionnelles.
Comme le bon vin, ces sardines se bonifient avec le temps : après 6 à 8 ans, elles sont confites à souhait et gorgées d'huile d’olive, l'arête centrale est presque dissoute et la chair est fondante à souhait.
Les amateurs le savent, les sardines millésimées Pointe de Penmarc’h se bonifient avec le temps. Si les plus gourmands les dégusteront dans l’année, les plus patients pourront les conserver jusqu’à 8 ans, en retournant la boîte tous les 6 mois, avant d’en apprécier tous les arômes.
Dans tous les cas, nous recommandons de les déguster le plus simplement avec une tranche de pain de campagne légèrement grillée.
Un produit de collection
En plus d’être délicieuses, les boîtes sont belles ! Pointe de Penmarc’h a à cœur de mettre en valeur sur chaque millésime une œuvre d’un artiste breton.
Chaque millésime est édité en série limitée. C’est aussi pour cette raison qu’elles sont très recherchées.
Les collectionneurs de boîtes de sardines sont appelés les puxisardinophiles ou encore les clupéidophiles. Dans le Jura, un passionné collectionne depuis une dizaine d’années les boîtes, il en possède 500 exemplaires achetés en France, et plus particulièrement dans les épiceries fines de la côte bretonne.
Notre savoir-faire
Chaque année, l’art s’invite sur nos boîtes de sardines à l’ancienne.
À propos des auteurs
Sardines millésimées 2022 :
Erika Raio
Artiste peintre et graveur autodidacte, elle vit et travaille en Bretagne, à La Trinité-sur-Mer. Explorant des techniques mixtes, elle s'intéresse aux objets déchus supports pour l'imaginaire qui ont gardé la trace de l'empreinte du temps : papiers anciens, cartes marines, bois d'épaves, zinc oxydé, etc. Elle affectionne particulièrement détourner les motifs traditionnels hydriques, qui expriment la notion d’universalité inspirée de la nature. Elle a participé à de nombreuses expositions et à de nombreux projets culturels en France et à l'étranger. Ses œuvres ont trouvé place dans des collections particulières en France, États-Unis, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Dubaï.
Bruno Blouch
Bruno Blouch, artiste peintre illustrateur, aime la mer, les bateaux, les sardines et leurs boîtes ! Amoureux des bords de mer, il peint depuis plus de quarante ans le monde maritime breton dans un style bien personnel. Heureux dans son atelier lumineux dominant le port de Concarneau, il élabore patiemment ses huiles sur toile qui attirent le regard par leurs compositions originales, leurs réjouissantes harmonies de couleurs et leurs contrastes de lumière. Également affichiste, dessinateur de presse, calligraphe et photographe.
Sardines millésimées 2023 :
Erika Raio
La boîte de sardines millésime de 2022 ayant beaucoup plu à nos clients, nous avons souhaité refaire une nouvelle création avec Erika Raio pour l’édition 2023, qui représente un phare dans la mer bleue, et le marin stylisé avec la touche artistique bien reconnaissable d’Erika, l’ensemble sur une boîte jaune métallisée, très ensoleillée !
Ramine
Peintre et sculpteur installé à Brest depuis 1991, il célèbre la mer et ceux qui la vivent. Formé à l’ethnologie maritime et diplômé des Arts décoratifs, il crée des œuvres nourries de ses voyages, de recherches et de rencontres.
Il travaille sur des cartes marines anciennes, façonne des sculptures à partir de matériaux recyclés et publie des livres autour de l’univers maritime. Son art, exposé en France et à l’international, mêle mémoire et imagination, en collaboration avec des institutions et des projets personnels.
Butineur de mémoires portuaires, il raconte les civilisations maritimes à travers une palette vivante et poétique. Ses phares, navires et marins prennent des formes dynamiques, comme autant de fragments d’une légende en devenir.
Sardines millésimées 2024 :
Elles sont un hommage aux sardinières qui travaillent dans les usines à Douarnenez, appelées les Penn Sardin. À l’occasion du centenaire de la grande grève des sardinières, nous avons souhaité éditer les sardines millésimées 2024 en leur honneur.
Anh Gloux
Anh Gloux est amoureuse du patrimoine breton. Graphiste et artiste installée à Concarneau depuis plus de 20 ans, elle explore sans relâche les trésors du patrimoine breton, qu’elle célèbre avec finesse et poésie.
Se définissant avant tout comme une artisane, elle travaille le papier découpé avec une approche à la fois épurée et contemporaine. Sa signature : une harmonie singulière des formes et des couleurs. Phares, coiffes, costumes traditionnels, poissons et crustacés prennent vie dans ses compositions, que l’on retrouve sur des cartes, des affiches… jusqu’aux boîtes de sardines.
Flore Betty
Exploratrice de l’humain et du merveilleux, elle est formée aux Beaux-Arts d’Orléans. Flore Betty développe dès 2014 une pratique de la peinture figurative, centrée sur les portraits et les nus. Aujourd’hui installée à Douarnenez, elle travaille en technique mixte, composant ses œuvres sur des collages de vieux journaux, mêlant matière et mémoire. Pour nos boîtes de sardines, elle a utilisé une partition de chants que les sardinières entonnaient en chœur pour se donner le cœur à l’ouvrage pendant le travail.
Elle a représenté une jeune femme en costume breton, qui travaillait au début du vingtième siècle dans les usines, et un marin de l’époque. La vie des hommes et des femmes était rythmée par la pêche à la sardine : les hommes en mer et les femmes dans les usines.
Sardines millésimées 2025 :
Géo Fourrier
Nos sardines vont se bonifier dans une boîte qui n’est pas un simple écrin, mais une page d’histoire illustrée par Géo Fourrier, peintre et témoin sensible de l’âme bretonne.
Sous son pinceau précis et chaleureux, la Bretagne se raconte : femmes en coiffe, marins aux visages burinés, ports vivants et horizons maritimes baignés de lumière. Géo Fourrier ne décorait pas, il transmettait. Ses images, empreintes de respect et de douceur, capturent une civilisation littorale aujourd’hui en partie disparue, rendant hommage aux gestes, aux habits et aux rythmes de la mer. L’inspiration japonisante de ses œuvres est liée à ses nombreux voyages loin de la Bretagne.
Chaque boîte de sardines millésimées devient ainsi un objet de patrimoine :
La brûleuse de goémon : cette femme qui observe l’estran témoigne du travail qui a occupé pendant des siècles une place essentielle dans la vie des communautés littorales bretonnes. Le goémon, nom donné aux algues marines rejetées par la mer ou coupées sur l’estran, constituait une ressource précieuse dans une région où la terre était souvent pauvre et les conditions de vie difficiles.
Les populations côtières collectaient le goémon à marée basse. Séché puis brûlé ou utilisé directement, il servait principalement d’engrais naturel pour les champs. Cette pratique permettait d’enrichir les sols et d’améliorer les rendements agricoles, reliant étroitement la mer au travail de la terre.
Au XIXᵉ siècle, le goémon prit une importance nouvelle avec le développement de l’industrie. Les algues étaient transformées pour produire de la soude, de l’iode et d’autres substances utilisées en pharmacie, en verrerie ou en savonnerie. Des fours à goémon apparurent le long des côtes, notamment en Finistère et dans les Côtes-d’Armor. Le travail restait cependant pénible : il se faisait à la faucille, dans le froid, le vent et l’humidité, au rythme des marées.
Le ramassage du goémon était souvent une activité familiale et saisonnière. Hommes, femmes et enfants y participaient, utilisant des charrettes, des chevaux ou des bateaux à fond plat pour transporter les algues.
Le jeune mousse de Kérity : cette boîte rend hommage à une génération de jeunes marins, qui embarquaient dès l’adolescence sur les bateaux pour se former au métier. Le port de Kérity est un site fortement marqué par son histoire maritime. Dès ses origines, il a joué un rôle essentiel dans la vie locale du Pays bigouden, principalement tourné vers la pêche côtière. Les habitants y trouvaient une source de travail et de subsistance, étroitement liée aux ressources de la mer.
Au fil du temps, le port s’est développé autour de l’activité sardinière et des petites unités de pêche. Les quais accueillaient quotidiennement les retours de mer, les opérations de débarquement et la préparation du poisson, participant à l’économie du territoire et à la structuration de la communauté maritime.
Le pêcheur sardinier : cette boîte perpétue le souvenir de ces hommes qui sortaient en mer sur les petites embarcations, les chaloupes, pour pêcher la sardine au filet, selon des techniques transmises de génération en génération. La pêche à la sardine a longtemps été l’un des piliers de l’économie des ports bretons. Dès le XVIIIᵉ siècle, et surtout au XIXᵉ siècle, les pêcheurs sardiniers animaient les quais de nombreux ports, de Douarnenez à Concarneau, en passant par Audierne et Saint-Guénolé. Cette activité faisait vivre tout un réseau de métiers : pêcheurs, mareyeurs, femmes des conserveries et ouvriers des usines de salaison.